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La Santé Périnatale en Péril : analyse des Derniers Chiffres Alarmants

  • 7 août
  • 2 min de lecture

Mortalité infantile et mortinatalité en France : Les derniers chiffres parus en juillet 2026 sont alarmants !


 Photo Cyril Mahey©
 Photo Cyril Mahey©

Quelles sont les tendances et les disparités observées entre 2004 et 2024 ?


En France, la mortalité infantile avant un an touche 1 enfant sur 250, avec un taux de 4,1 ‰ en 2024 selon l’Insee (Nathalie Blanpain, 2024). Ce chiffre marque une hausse depuis 2011 (3,5 ‰), principalement due à l’augmentation de la mortalité néonatale précoce (1 à 27 jours), passée de 1,5 ‰ à 2,0 ‰. Depuis 2015, la France dépasse la moyenne de l’Union européenne dans ce domaine.



Les disparités sont marquées :

  • Par genre : les garçons ont 1,2 fois plus de risques que les filles.

  • Par type de grossesse : les jumeaux ou triplés ont un risque 5 fois supérieur.

  • Par origine maternelle : les mères résidant dans les DOM ou nées en Afrique (hors Maghreb) voient leur risque doublé.

  • Par statut socio-économique : les mères très jeunes, très âgées, employées, ouvrières ou inactives sont les plus exposées, tandis que le risque est plus faible pour les mères âgées de 26 à 37 ans.


  • Entre 2010–2014 et 2015–2022, le taux est resté stable ou a légèrement augmenté, sauf pour les accouchements multiples, où il a nettement progressé.


Impact de l’âge parental sur la mortalité infantile

Taux de mortalité infantile selon l'âge de la mère et du père en 2004-2022 (INSEE*)


Les données de l’Insee (2004–2022) révèlent un lien étroit entre l’âge des parents et le risque de décès avant un an. Le taux de mortalité infantile est :

  • Inférieur à 4 ‰ pour les mères âgées de 26 à 37 ans.

  • Supérieur à 5 ‰ pour les mères ≤ 21 ans ou ≥ 44 ans, avec des pics à 11,7 ‰ à 16 ans et 11,3 ‰ à 47 ans (soit 3 fois la moyenne).

  • Globalement plus bas pour les pères, mais avec une légère hausse après 40 ans (ex. : 6,1 ‰ à 48 ans).

Les taux sont calculés sur une moyenne mobile de 3 ans. Ils ne sont malheureusement plus significatifs après 47 ans (mères) ou avant 20 ans (pères) en raison de faibles effectifs.


 Photo Cyril Mahey©
 Photo Cyril Mahey©

Mortinatalité : une évolution difficile à évaluer sur ces 25 dernières années en raison des changements législatifs

Le taux de mortinatalité en France s’élève à 8,8 ‰ en 2023 selon l'Insee et la Drees. Son évolution depuis 2021 reste difficile en raison des modifications réglementaires concernant les critères de déclaration de naissance :

  • Avant 2001 : seuil de déclaration à 28 SA → taux autour de 5–7 ‰.

  • Depuis 2001 : seuil abaissé à 22 SA ou 500 g → augmentation apparente du taux global (jusqu’à 9 ‰).

  • Composantes :

    • Mortinatalité spontanée : environ 5 ‰.

    • Interruptions médicales de grossesse (IMG) : environ 3 ‰.

  • 2008–2011 :"l'estimation du nombre d'enfants morts-nés n'est pas possible en raison d'un changement de la loi et des comportements de déclaration à l'état civil.

Sources

  • Insee (Nathalie Blanpain, 2024) – Mortalité infantile.

  • *Insee, échantillon démographique permanent – Impact de l’âge parental.

  • Insee/Drees – Mortinatalité (jusqu’en 2008 : état civil ; depuis 2012 : PMSI-MCO).


Rédaction

Mariejo Falevitch - 7 août 2026


 
 
 

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